Pamplona

Je suis dans un bar place del Castillo à Pamplune en train de me restaurer dans tous les sens du terme avec une bière et une spécialité locale à base de saucisse. Ce matin je suis partie à 7 h 30 le ventre vide. La logistique du chemin est différente en Espagne. Il y a des Albergues où l’on a un lit et parfois le repas mais assez rarement, et pas toujours de petit déjeuner. Il y a des restaurants qui servent des menus pèlerin et des petits déjeuners, des haltes ou des bars où l’on trouve des en-cas, des sandwichs, des spécialités locales en petites portions. Le tout en grande quantité et fonctionnant sans aucune réservation si bien que l’on peut suivre le chemin en prenant au passage ce dont on a besoin au fur et à mesure que cela se présente. Ne pas prévoir, prendre les choses comme elles viennent. Sans oublier les distributeurs de billets qui ont l’air d’être là pour les pèlerins, parfois déconnectés de toute agence bancaire, mais dont la mission est d’alimenter tout le système. Donc ce matin ventre vide mais 4km plus loin un petit déjeuner comme j’en rêve depuis le départ, fini le pain-beurre-confiture. Le second effet de ce système est que je vais certainement avancer plus vite : en France je serais parfois allée plus loin si je n’avais pas réservé. Avec ce principe, hier, j’ai fait 26 km au lieu de 20 prévus.

Ce matin donc, campagne et petits villages basques puis traversée de Burlata banlieue de Pamplune. Le chemin est proche des routes puis traverse la ville pendant environ 3 km. Je me sens très bien dans le bruit et l’agitation. Les camions que je préfère sont ceux qui transportent des plateformes vides car ils font beaucoup de bruit 🙂 (certains pensent elle est en train de disjoncter). En ville on y voit des gens qui réparent leur voiture sur le bord du trottoir, des religieuses souriantes, des panneaux “It’s not Spain” (c’est encore le pays basque), un fronton de pelote en centre ville, des gens qui vous souhaitent “buen camino” et discutent un peu, des maisons décorées avec des coquilles St Jacques … Puis arrivée dans Pamplune en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je traverse le centre ville ancien, très vivant et charmant : toujours des rues étroites et tortueuses mais cette fois à la manière de Pamplune. Je vais réserver une place à l’albergue municipale “Jesus y Maria”. Deux étages de grands dortoirs dans un ancien séminaire. Plafond néo-je-ne-sais-pas-quoi à la hauteur qu’il se doit. Un homme couvert de tatouages dormira à côté de moi :). Puis promenade dans la ville, visite de la cathédrale et du cloître (c’est surtout le cloître qui est beau), achat d’un short et me voilà ici pendant que la ville fait la sieste (16 h) .

Dans le reportage photo de Pamplume, encore une photo de coiffeur pour Marta.

Bien que difficile à photographier, photos du dortoir.

 

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4 thoughts on “Pamplona

  1. Moi aussi j’ai beaucoup aimé la traversée de St Jean a Pamplune. Ses entités rues anciennes, Jésus y Maria assez fascinante reconversion, les auberges espagnoles accueillantes , le passage du pays basque à la Navarre. Pas de réservation donne la liberté qui semble aussi te plaire bravo pour tes 26 km. À partir de maintenant je vais suivre ton chemin avec encore plus d’intérêt car je dois encore trouver le moyen de le parcourir en 2 ou 3 fois. Vamos!

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  2. Pour les photos d’intérieur, comme tu n’as pas de grand angle, n’hésites pas à utiliser la fonction “panoramique” de ton iphone. Elle fonctionne aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale. Bon, je lis tes posts un peu en retard.. en espérant que mes conseils te seront quand mêmes utiles 🙂

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