León

Démarrage en douceur ce matin par un petit déjeuner Buffet. Puis à 11h le Musac (Musée d’art contemporain de Castilla y León). Après plus de deux mois plongée dans le passé un peu de modernité fait du bien. Nous y découvrons Pamen Pereira, toute en délicatesse et poésie. Il y a aussi une exposition Andy Warhol qui lorsqu’on ne nous soule pas avec ses Marylin est finalement assez intéressant. Puis direction Cathédrale. Nous arrivons au moment où l’on ferme les portes du guichet visiteurs. Nous repartons et passons devant la grande porte complètement ouverte, nous entrons et sans trop comprendre pourquoi ni comment nous nous retrouvons dans la cathédrale en train d’admirer les vitraux sans avoir payé notre entrée. Discussion stérile sur le sujet “sont ils plus ou moins beaux que ceux de Chartres”. Il faudra que j’aille vérifier en rentrant (3 jours de marche de chez moi 🙂 ). Une messe se prépare avec chœur et grandes orgues. Nous restons donc, pour nous rendre compte que la messe est donnée par un évêque apparemment en mémoire d’un personnage important. Jusque là tout va bien. La messe est un peu longue nous voulons sortir mais … toutes les portes sont fermées. Nous sommes restées enfermées jusqu’à la fin de la messe. La prison était dorée cependant. Puis repas au même Resto qu’hier devenu notre cantine. Achat de crayons aquarelle et d’un bloc de papier, mais vais-je avoir le temps de m’en servir, la vie de pèlerin est tellement mouvementée. Je jette ma chevillère qui je l’espère ne me servira plus pour délester mon sac au profit de mon nouveau matériel. Sieste, promenade en ville. León est la plus belle grande ville depuis mon départ. Je suis un peu déprimée et fatiguée comme à Burgos après la journée de pause. Je me documente sur Internet sur l’accoutumance aux endomorphines. Apparemment je suis devenue addict : première addiction de ma vie. Le retour risque d’être difficile, je projette de continuer de marcher en diminuant les doses petit à petit. A ce propos une partie de moi-même a envie de rentrer tandis que l’autre s’attriste : plus que 13 jours. 13 jours c’est le temps que j’espère mettre pour arriver à Santiago ce qui me permettrait d’assister à la messe des pèlerins du Vendredi, jour où le Botafumeiro , encensoir géant, est actionné. Il parfume les pèlerins même si aujourd’hui ce n’est plus aussi vital :). Pas de photos pour aujourd’hui, Sylvie et moi nous sommes laissées vivre.

Au cas où certains se demanderaient qu’est devenue Claudine, malheureusement elle a dû se faire rapatrier chez elle, un de ses pieds la faisant souffrir et ne rentrant plus dans sa chaussure. C’est la triste loi du Camino qui éjecte régulièrement des pèlerins. Un des deux Alain du début à subi le même sort après s’être cassé une cheville. J’ai la chance de n’avoir que quelques douleurs.

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5 thoughts on “León

  1. J’espère Martine qu’á Compostelle tu assistera au Botafimeiro, je me rappelle que j’avais été assez”scotchée”… C’est très émouvant.

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    1. C’est seulement le vendredi et je compte arriver un vendredi mais je me rends compte que cela va être plus difficile qu’il n’y paraît et si j’arrive le samedi je ne vais pas attendre une semaine. Donc j’espère aussi, c’est tout ce que je peux faire. A bientôt Anne-Marie.

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