Vega de Vallarce

Hier le chemin était triste et moi fatiguée. C’est bientôt la fin. Marcher si longtemps incite au bilan et l’heure est au bilan du bilan. L’expérience est plus violente que je ne le pensais au départ. Étape à Cacabelos. Aujourd’hui le vert revient. Cela va mieux, je me sens en convalescence. Puis passé Villafranca del Bierzo je longe l’autoroute pendant les 18 km qu’il me reste pour arriver à Vega de Vallarce. L’autoroute est là pour me rappeler que bientôt je vais retourner dans la vraie vie.

À moi alors, de ne plus quitter des yeux le petit sentier qui chemine à côté. Je ne me sens pas si mal toute petite sur mon tout petit chemin incertain et mal balisé (pour une fois, il ne faut donc pas se plaindre) comme si les baliseurs avaient honte du parcours. Il faut probablement le vivre et marcher depuis longtemps pour comprendre qu’il peut y avoir de bons moments dans les pires endroits. Le chemin finit par devenir une suite de symboles dans lesquels on se projette : les lieux, les objets, les gens avec qui on passe un moment sont des jalons qui rappellent des bons souvenirs ou des épreuves, suggèrent des nouvelles voies etc etc … Le chemin est fabriqué sur mesure pour chaque pèlerin. Je reste dans les généralités car ce n’est pas le lieu des confidences et d’ailleurs je ne suis pas une fana des confidences : c’est l’esprit de la chose qui est important.

Advertisements

2 thoughts on “Vega de Vallarce

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s