Calbor via Alto de Poyo

Hier journée montagneuse avec l’ascension de l’O Cebreiro 1330 m (600 m de dénivelé positif). Malheureusement il y a du brouillard et je n’aurai pas la vue époustouflante qui normalement est le clou de cette journée. Cependant atmosphère montagnarde et j’adore.
Aujourd’hui journée mémorable en 3 temps.

 


D’abord 12 km de descente depuis Alto de Poyo. Petits villages de montagne, poules dans les rues, vaches qui sonnent, petits troupeaux que l’on mène à la baguette. Je me sens bien sûr le chemin et je pense à la québécoise avec qui j’ai passé la soirée à Vega de Vallarce. Elle résumait le bien-être que l’on ressent en disant que, sur le chemin, la tête, le corps et le cœur fonctionnent ensemble (avec l’accent c’est encore mieux). Je passe la démonstration. Elle, c’est une multirécidiviste : c’est la 7ème fois depuis 2005 qu’elle vient sur le chemin de Compostelle, cette fois-ci avec sa nièce de 14 ans. Elle m’explique qu’elle revient régulièrement pour retrouver cette harmonie. Elle n’est pas la seule à revenir régulièrement. J’ai toujours pensé venir qu’une seule fois et pour l’instant je n’ai pas encore changé d’avis. Je préfère emmener un peu du chemin vers d’autres aventures. Rencontre avec 4 chiens dont 3 qui aboient (deux genre berger allemand mais plus petits et un genre St Bernard c’est à dire plus gros que moi) : je ne raconte pas les détails, je m’en sors haut la main mais tout de même avec de la peur. A Triacastella, sur les conseils d’une jeune espagnole j’expérimente café et tartines à l’huile d’olive et jus de tomate : expérience concluante.
Ensuite jusqu’à Samos 9 km d’un petit chemin vert et terreux comme il y en avait en France. Il ressemble un peu au chemin Jean Racine à St Rémy. Quelques temps avec un coréen à qui je fais la remarque qu’il y a plus de Coréens que de Français. J’apprends qu’en Corée il y a plus de chrétiens que de boudhistes et que des émissions de télévision ont déclenché cet engouement pour le chemin de Compostelle. A Samos, orange pressée et tapas.
Enfin, voyage vers l’enfer. Le chemin reprend le long de la route. Au bout d’un km minimum je m’aperçois que j’ai oublié mes bâtons au bar. J’y retourne. Je reviens et continue. A 5 km de Sarria où je veux m’arrêter, toujours en suivant le balisage je tourne à droite. C’est assez longtemps après que je m’aperçois que je ne suis plus sur le même chemin. C’est certainement une variante. Petite route, pas de voitures, pas de villages, je suis très fatiguée. Enfin une voiture passe. Je l’arrête. La femme ne va pas à Sarria mais elle m’emmène sur la variante dans un village où il y a une Albergue. Le trajet me paraît long, je n’arrive pas trop à comprendre ce que j’ai fait. Elle m’arrête là, je la remercie mille fois : après bilan je m’aperçois que j’ai marché 34 km mini et que je suis toujours à 5 km de Sarria. Demain est un autre jour.

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