Dis-moi où poser mes bâtons, je te dirais qui tu es

Lorsqu’on arrive quelque part il faut poser ses bâtons. De deux choses l’une :

  • ou il y a quelque chose de prévu, le plus souvent un bac genre gros porte-parapluies et c’est très pratique (Il faut simplement faire attention que le réceptacle ne se transforme pas en endroit où … oublier ses bâtons 🙂 )
  • ou il n’y a rien. Après avoir cherché le quelque chose de prévu, puis avoir essayé de les faire tenir dans deux ou trois endroits et les avoir vus se casser la figure en position croisée parfaite pour faire tomber le premier passant venu, on finit par les poser par terre le long d’un mur :(. Dans ce cas on sait que le gîte (le bar, le magasin …) sera quelconque (parfois pire). Ne pas offrir un service aussi utile que simple à mettre en place témoigne d’un manque d’empathie en général vérifié par la suite.

Heureusement le premier cas est de loin le plus courant.

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Ce que j’emmène

Ce qu’il faut emmener ou ne pas emmener suscite des débats passionnés. Chacun y va de son petit conseil et de ses trucs : si j’avais dû suivre tous les conseils je serais partie avec un sherpa. Je me suis contentée de prendre les conseils en note sur mon téléphone, après tout je ne pars pas pour le désert. J’ai certainement oublié des choses et je suis consciente qu’il y a du superflu dans ce que j’ai emmené. Je vois déjà d’ici mes copines me chambrer parce que j’emmène un séchoir à cheveux : cela prouve que, au moins au départ, je ne suis pas prête à tous les renoncements. Mon objectif était un sac de 7,5 kg. Objectif non atteint (8,5 kg) mais lors de mon entrainement il ne m’a pas fait trop souffrir. Il y a 79 lignes à ma liste et encore plus d’objets unitaires. A noter que je pars avec des produits qui vont aller en diminuant. L’appareil photo n’était pas prévu au départ mais vraiment les photos de l’iphone 5S ce n’est pas ça. Cela fait deux mois que je me promène avec ma balance, à l’affut du moindre objet pouvant peser moins lourd. Voici donc la liste, non expurgée (mais tout a un poids).  Continue reading “Ce que j’emmène”

Courageuse mais pas téméraire

Sur les conseils de ma belle-mère, je suis aujourd’hui allée dans une coutellerie pour acheter une arme défensive. Que peut faire une faible femme face à un agresseur humain ou pire … canin. J’avoue, la seule chose qui m’inquiète pour ce périple c’est de rencontrer un (ou plusieurs) chien errant mal intentionné. Le vendeur m’a proposé diverses joyeusetés   Continue reading “Courageuse mais pas téméraire”

Bâtons de marche

La dragonne d’un de mes bâtons de marche s’étant désenclavée j’ai demandé à mon cordonnier de la coudre (quitte à perdre la latitude de réglage). Il a fait mieux. Grâce à un choix d’outils impressionnant il a réussi à la remettre et grâce à une super colle il m’a re-fabriqué une butée. J’étais fin heureuse et lui ai fait savoir. Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai remarqué que sa bonne volonté était tout particulièrement remarquable puisqu’il est … paralytique.

Ma credencial

Aujourd’hui je suis allée chercher ma credencial à Paris. La credencial est un papier permettant d’être identifié comme pèlerin. Il donne accès ou priorité à certains lieux d’hébergement réservés aux pèlerins. Tous les soirs on la fait tamponner pour prouver que l’on ne raconte pas d’histoires. Cela fera un beau souvenir. Je suis donc allée rue Jean Bart dans les bureaux des Amis de St Jacques. Là, j’ai été reçue le mieux possible par une charmante femme dans un bureau croulant sous le bazar suite à un déménagement : j’ai même eu le droit à l’effondrement d’une pile de documentations. J’ai eu aussi une remarque sur l’exploitation commerciale du chemin par des hébergeurs peu scrupuleux et à un massacre en règle du Miam Miam Dodo. Du coup je me suis demandée ce qu’elle pensait des mécréants qui exploitent le chemin à des fins non religieuses (et pourtant fort louables) et je me suis sentie passager clandestin. Néanmoins je suis repartie avec ma credencial et quelques documents et conseils fort utiles. D’aucun disent que peu à peu on développe un attachement obsessionnel à ce fichu papier : affaire à suivre.